Tacos oui mais pas seulement…

Quand nous étions aux États-Unis, nous avions hâte d’entrer au Mexique pour pouvoir profiter pleinement de sa nourriture et de son alcool, qui, pour nous, se limitaient aux tacos, nachos, quesadillas, ceviche, Corona, et Tequila…

On a donc traversé la frontière avec la hâte de se retrouver sur le bord de la mer avec une Corona à la lime dans les mains, face à un ceviche ou une montagne de nachos. Le premier objectif a été atteint facilement: le soir même après avoir traversé la frontière, nous étions à Guaymas, au bord de l’eau. Sauf que la ville et son bord de mer étaient beaucoup moins glamour que dans notre imagination. En fait, à Guaymas, il n’y a simplement pas de plage! Du coup, on a remis au lendemain notre désir de Corona sous les cocotiers et on est aller manger dans un petit snack qui servait des choses typiquement mexicaines: les tortas!! Et bien ce ne sont ni plus ni moins des sandwiches avec toutes sortes de sauces et toutes sortes de viandes. On a juste à choisir! C’était bon, mais pas très exotique et on avait encore faim. On a donc commandé les NACHOS! Quelques minutes plus tard on a vu arriver un plat marron, en forme de pyramide et pas très ragoutant se diriger vers nous: les NACHOS! Mmm… On n’a pas vraiment aimé notre expérience nachos. Remplis de frijoles (haricots noirs secs), de fromage coulant et de piment, on s’ennuyait déjà des nachos du Dancing Bear de Lake Placid aux USA!

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Une cuisse de dinde au mole (molé), Teotihuacan – Mexique

On n’a pas baissé les bras! Et deux jours plus tard nous étions à Mazatlan, sur la plage, en train de déguster un ceviche et des quesadillas accompagnés d’une Corona à la lime bien fraîche et d’une découverte : la Negra Modelo, brune locale très sympa! On a aussi traîné au marché de la ville, un peu plus tôt, histoire de voir les produits locaux. On a pu voir les étalages de viande avec des centaines de mouches tournant autour, les montagnes de fruits et légumes de toutes les couleurs (pastèques, bananes, mangues, mandarines, pommes, poires, ananas, papailles, avocats, carottes, frijoles etc…), les piments, les fleurs, les salades… On y a acheté de la pastèque assaisonnée à la lime et au chile, une saveur très locale selon le marchand mais qui nous semblait un peu barbare: du piment… sur une pastèque… vraiment!? On l’a dégustée sur la plage et on est tombé sous le charme, vraiment, de ce mélange exotique qui pourrait faire un excellent apéro!

On a continué notre séjour culinaire a Guadalajara où nous avons goûté à tous les tacos offerts par le Tacos Gay, situé à quelques pas de notre auberge! On a dû en manger une quinzaine, de toutes les sortes, du poulet au boeuf en passant par le chorizo ou le chicharón! Le ventre plein de vitamine T(acos) nous avons entammé notre digestion sur le court chemin du retour vers l’auberge en nous disant que ce serait bien de manger autre chose, parce que les tacos et les quesadillas, c’est un peu redondant! Y’a autre chose à manger au Mexique?

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Lapin au fenouil (oui entier le lapin), Teotihuacan – Mexique

OUI! Nous avons eu droit à notre premier choc gastronomique à San Louis Potosi avec notre ami Gerardo qui nous a fait découvrir, entres autres, la bière au chile, les enchiladas Cecinas (sortes de tortillas avec une sauce dessus, accompagnées de frijoles et d’une pièce de viande coupée très finement), les gorditas (tortillas fourrées aux œufs, aux patates, au poulet… À ce qu’on veut) et les tamales (tortilla fourrée avec une viande en sauce, poulet dans notre cas, et cuite dans la feuille de l’épi de maïs). Le deuxième choc culinaire à eu lieu avec nos amis, famille de Metepec, Marcos y Rocío qui nous ont fait découvrir la Sol, la Indio, le Mezcal, les feuilles de cactus, le chicharón (comme des gratons ou des oreilles de christ mais en plus plus gros), le mole, les escamoles, les chilocuiles, la agua de Jamaica (jus à la fleur d’Ibiscus), les œufs rancheros (très piquants) et plein d’autres choses encore… Tout était bon, trop bon, tellement bon qu’on en oubliait les signaux de satiété envoyés par notre estomac endolori et nous sommes tombés malades tous les deux! Hugo a souffert d’une indigestion monumentale qui nous a valu, à tous les deux, une nuit blanche dans la chambre immense et romantique de notre hôtel de Real de Quatorce. Une semaine plus tard c’était moi qui souffrait d’une écoeurantite aigüe pour tout ce qui pouvait ressembler, de près ou de loin à quelque chose à base de maïs ou de chile, ce qui réduisait considérablement mes possibilités de plats!

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Chapulines (criquets) grillés, San Mateo del Mar – Mexique

Mais avec le temps et une bonne diète notre estomac s’est replacé, tout juste pour recevoir notre troisième et dernier choc gastronomique au détour d’un étalage du minuscule marché de San Mateo del Mar: deux vieilles dames nous ont invités à partager leur repas qui n’était autre que des sauterelles grillées (chapulines) avec des tortillas. Et OUI, on en a mangé! Et OUI c’est bon! Ça croustille, ça goûte les épices et ça se mange très bien avec des tortillas. Mais de là à dire qu’on en raffole… Non! Culturellement c’est quand même pas trop notre truc!

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Hugo qui essaie de goûter au chapulín!, San Mateo del Mar – Mexique

Mais il y a encore toutes sortes de plats à découvrir au Mexique et malgré la quantité astronomique de bouffe que nous avons eu la chance de goûter, cela ne représente qu’une infime partie de ce que peut offrir cette cuisine inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Car elle est tellement riche et diversifiée qu’il nous aurait fallu des mois et des mois pour la découvrir et l’apprécier à sa juste valeur… Tout comme le pays, elle est un voyage en soi.

Bon appétit!